Carnaval
La
première chose qu'on m'a faite a été de
me bander les yeux.
J'avais pris le parti de me livrer aux mains qui me manipuleraient
pendant cette étrange séance photo, aussi me suis-je
laissé faire avec bonne volonté.
Charlie a donc fixé autour de mes yeux un bandeau de soie
noire, non sans avoir brossé et noué mes cheveux
en un chignon strict, puis elle m'a entièrement déshabillée.
"j'aimerais bien commencer avec le fauteuil rouge et un arrière-plan
argenté" ai-je entendu dire le prince tandis qu'il
manipulait le pied de son appareil-photo.
Charlie m'a prise par la main et m'a entraînée six
ou sept mètres vers la gauche. Je la suivais d'un pas peu
assuré, n'aimant guère marcher sans savoir ou je
posais le pied.
"Vous pouvez attendre avant de me bander les yeux",
ai-je suggéré.
"Non, non... c'est mieux comme ça, j'ai envie que
tu ne saches pas trop ce qui va t'arriver", dit le prince.
Haussant les épaules, j'ai manifesté mon accord.
D'une certaine manière, j'avais déjà tant
joui durant cette journée qu'il ne me semblait pas que quoi
que ce soit d'excitant puisse encore m'arriver.
C'est à ce moment que la sonnerie de la porte a retenti.
Le prince s'est éclipsé pour aller ouvrir. J'étais
toujours nue, les yeux bandés et les cheveux tirés,
et j'ai tâtonné derrière moi afin de détecter
une surface sur laquelle je pourrais m'asseoir pour accueillir
le nouveau visiteur avec plus de dignité.
Un courant d'air frais très vif a traversé la pièce
alors que le prince ouvrait la porte d'entrée, et j'ai eu
soudain la chair de poule. Mes tétons étaient tellement
durs que j'aurais pour ainsi dire presque pu les casser en leur
donnant une pichenette et je tremblais.
J'ai senti la main de Charlie qui me frottait le dos et ce contact
m'a littéralement électrifiée.
"T'inquiète pas, ça va le faire..." a
dit Charlie, tranquille. "tu es une des plus jolies modèles
que j'ai pu voir et certainement une de celles qui m'inspirent
le plus!"
Pendant ce temps, des pas et des voix se rapprochant de nous m'ont
indiqué le retour du Prince et de son invitée, que
j'ai bientôt reconnue comme la jolie Princesse sa cousine.
Songeant à nouveau à la perversité sans pareille
de ces deux-là, j'ai soupiré en me souvenant des
sensuelles scènes de l'après-midi.
Le Prince a fait les présentations et m'a identifiée
comme une simple amie de Marie-Charlotte, mais le sourire que j'entendais
dans sa voix me laissait imaginer un regard complice et la réponse
de sa cousine une reconnaissance instantanée.
"Ca fait vraiment plaisir de te voir, Charlie", a dit
colombine.
"Moi aussi, Alex", a répondu ma copine en faisant
claquer deux gros baisers bien sonores sur les joues de la princesse.
Puis elle m'a caressé les épaules et j'ai senti
une troisième main dans mon dos.
"C'est toi qui acceptes de servir de modèle pour les
expérimentations de mon cousin aujourd'hui?" a demandé Alex
d'un air complice
"Oui", ai-je répondu d'un ton nonchalant. "C'est
juste pour essayer de finir la journée en beauté avant
d'aller dormir douze heures... Et je m'engage à faire tout,
absolument et exactement tout ce que vous désirerez." Si
Charlie n'avait sans doute pas saisi l'allusion, j'imaginais qu'elle
n'allait pas échapper à mes royaux interlocuteurs.
"Il m'a déjà beaucoup photographiée,
c'est bien quand il peut changer de modèle" a poursuivi
Alex.
Pendant ce temps, Charlie a commencé lentement à me
recouvrir d'une substance inconnue et légèrement
huileuse. Elle a commencé par le cou, puis est doucement
redescendue vers le bas de mon dos, me massant doucement avec cette
pâte indéterminée avant de me retourner et
de me masser pareillement la poitrine puis le ventre.
Ce n'était pas à proprement parler une caresse érotique,
c'était peut-être un tout petit peu trop appuyé pour ça,
mais le contact de sa main me procurait de délicieuses sensations
alors qu'elles passaient sur mes épaules, au creux de mes
reins, sur mes hanches.
Ses paumes glissaient, beurrées par l'huile dont elle me
recouvrait, et lorsqu'elle a atteint mon cul elle l' a empoigné d'un
geste un peu dominateur mais très tendre, attrapant chacune
de mes fesses dans ses mains qui ne les recouvraient certes pas
entièrement mais les emprisonnaient dans une prison douce
et sensuelle.
Me cambrant, je me suis laissée aller à sa caresse
mais, trop tard, déjà elle passait de mon arrière-train à l'intérieur
de mes cuisses, là où la peau est si fine et délicate
qu'on dirait de la peau de bébé, à peine quelques
centimètres après mes lèvres déjà palpitantes.
J'aimais être ainsi touchée, peinte, attrapée,
montrée, j'aimais sentir des doigts complices s'immiscer
dans mes moindres recoins sans aucune hésitation.
Salope devant l'éternel, je ne reculais devant rien, même
dans un état de fatigue assez avancé.
Bientôt j'ai été toute entière recouverte
de qui devait s'avérer être un gloss brillant légèrement
teinté d'argent, pour le contraste avec le vynil rouge du
fauteuil que le Prince envisageait comme décor.
Une fenêtre devait avoir été ouverte, car un
courant d'air léger agitait la pièce et me titillait
agréablement le cuir.
J'ai entendu quelqu'un, sans doute Alex, disposer divers objets
sur un petit chariot qu'elle a apporté près de moi,
tandis que le prince mettait une pellicule dans son appareil.
Des mains - sans doute celles de Charlie - m'ont doucement invitée à bouger.
On m'a placée juste devant le fauteuil rouge et Charlie
m'a glissé à l'oreille de m'y agenouiller.
Je me suis exécutée, posant mes genoux bien écartés
l'un de l'autre sur l'assise matelassée du fauteuil et mes
mains de même. J'ai creusé les reins et j'ai rejeté la
tête en arrière.
Derrière moi j'ai entendu des cliquetis suspects mais c'est
soudain la voix du Prince qui a crevé le silence:
"C'est vraiment super comme ça, attends, Charlie avant
d'attacher les menottes", a dit rapidement le Prince avant
de déclencher trois ou quatre fois son appareil.
Lorsqu'il a eu fini, les cliquetis ont repris et j'ai senti un
contact glacé contre ma cheville: les menottes sans doute,
et elles n'étaient pas doublées en fourrure.
Il s'agissait en réalité d'une barre-menottes, c'est à dire
comme son nom l'indique une barre de métal plus ou moins
longue munie à chaque extrémité d'une menotte,
instrument qui permettait d'immobiliser quelqu'un les jambes écartées.
Quand Charlie m'a passé le second anneau autour de la cheville,
j'ai pu constater que j'étais maintenant totalement offerte
aux yeux qui me materaient : l'angle d'ouverture de mes cuisses était
tout à fait appréciable, la simple posture que j'étais
contrainte de prendre m'excitait déjà terriblement.
Charlie m'a également menotté les mains puis m'a
doucement guidée afin de modifier légèrement
ma position, puis elle s'est retirée du champ et j'ai entendu
l'appareil prendre une rafale de photos.
C'est ensuite Alex qui s'est approchée de moi, j'ai reconnu
son parfum, et elle m'a glissé dans la bouche une de ces
boules dont on bâillonne les esclaves.
Jamais je n'avais porté un tel accessoire, et j'ai pu me
rendre compte très vite que même si je pouvais ouvrir
les mâchoires suffisamment pour ne plus me sentir remplie
par cet instrument, le procédé garantissait merveilleusement
le "tortionnaire" contre tout cri intempestif de son
partenaire. J'étais du reste loin d'en raffoler.
L'impression que je ressentais était très bizarre,
totalement nouvelle. C'était la première fois que
je me trouvais à quatre pattes, les yeux bandés,
les mains et les chevilles attachés et la bouche neutralisée
de la sorte.
Mon ouïe faisait alors tout le travail, j'étais attentive
comme rarement à ce que j'entendais, essayant de déduire
les mouvements des gens d'après ce que j'entendais.
"Tu es marrante comme ça" a lâché Charlie
en me déposant un bisou sur la fesse gauche.
"Ca te va plutôt bien..." a fait observer quant à lui
le Prince. "Je vais juste changer un peu l'éclairage
pour faire de nouveaux clichés puis j'en ferai quelques
uns en noir et blanc."
J'ai senti une grande chaleur se déverser sur ma peau tandis
qu'on rapprochait une lampe. Le faisceau tombait maintenant directement
sur mon cul et je n'ai pas tardé à jouir de ce doux
contact pendant que les "clics-clics" de l'appareil se
suivaient à un rythme soutenu.
Quelques minutes plus tard mon doux Arlequin a indiqué qu'il
avait fini et que Charlie pouvait me retirer mon bâillon-boule
et mon bandeau.
J'étais satisfaite à l'idée d'être bientôt
débarrassée de ces encombrants artifices, mais je
me demandais pourquoi il n'avait pas mentionné les menottes.
Lorsque Charlie m'a libérée, je me suis trouvée
bien heureuse de pouvoir à nouveau parler et regarder autour
de moi.
La princesse portait les mêmes vêtements que plus tôt
et semblait épuisée mais plutôt heureuse.
Elle était vautrée dans l'une des "fucking-machines" du
prince et à côté d'elle se trouvait une petite
table roulante dont le plateau était recouvert de divers
godes, plugs, boules de geishas et autres gadgets.
Je les ai considérés les uns après les autres.
Je me targuais de m'y connaitre pas mal en godes et vibros, mais
parmi ceux-ci se trouvaient des objets rares qui éveillaient
encore ma curiosité. Le simple fait que ma curiosité puisse
encore être éveillée par un instrument de cette
nature était en soi plutôt bon signe.
L'un d'eux était de forme oblongue, plus proche de l'oeuf
que du gode, tout en étant tellement plus énorme
que tous les "oeufs vibrants" que j'avais pu voir dans
ma vie que le terme de vibro géant ne semblait pas usurpé pour
s'y référer.
Un autre était recouvert de petits reliefs assez prononcés
destinés à stimuler les moindres recoins d'un orifice
et j'aurais bien aimé pouvoir en profiter si seulement j'avais
eu les mains libres.
Pourtant, aucun de ces jouets ne me faisait plus envie qu'une queue
humaine, une vraie bite dure et moelleuse à la fois, chaude
et douce et parfumée.
Le propriétaire de la seule disponible dans le coin est
allé poser son appareil et a rapporté une petite
caméra à la place, qui se trouvait branchée
sur une télé jusque là cachée dans
un placard. Il est revenu la disposer derrière moi et a
appuyé sur le bouton adéquat: je voyais à présent
sur l'écran mon propre arrière-train, teinté d'argenté,
se détacher sur le fond à dominante rouge constitué par
le fauteuil et la déco générale de la pièce.
J'ai essayé d'oublier que c'était moi que je voyais
pour imaginer que c'était le cul d'une anonyme, une femme
qui se tiendrait présentement agenouillée en écartant
exagérément les cuisses, comme pour mieux montrer
ce qu'on cache généralement.
Ma vulve rouge était bien mouillée, je le savais,
et j'avais de plus en plus envie de me toucher depuis vingt minutes
que ce désir me taraudait sans que je puisse rien faire
pour le satisfaire.
J'ai vu Alex glisser sa main entre ses propres cuisses et commencer à se
toucher le clito en s'abandonnant bientôt complètement,
et cette vision n'a fait qu'exacerber ma propre excitation.
J'avais envie d'une grosse queue à sucer, j'avais aussi
envie d'une grosse queue qui me baise.
"Vous allez me libérer ou bien vous vous décidez
enfin à vous occuper de moi?" ai-je demandé d'un
ton saccadé alors qu'Alex se touchait toujours.
"Ne t'inquiète pas mon ange", a dit Charlie, "tu
m'inspires de plus en plus et je ne sortirai pas d'ici sans quelques
photos ni toi sans ton orgasme!"
Elle a saisi un autre appareil et s'est tournée vers Alex:
"Chérie, est-ce que tu peux t'installer sur le fauteuil?
je voudrais vous avoir toutes les deux dans le champ, lascives..."
J'ai senti Alex venir se coucher auprès de moi. Son parfum
légèrement moite me parvenait aux narines, ainsi
qu'aux oreilles ses gémissements sensuels.
Puis l'objet de mon excitation - la grosse queue dure que je voyais
poindre sous le pantalon de son propriétaire - s'est rapprochée
de moi. Dans la posture qui était alors la mienne, je n'aurais
eu qu'à ouvrir la bouche pour engloutir ce beau braquemard
que j'avais déjà goûté quelques heures
plus tôt, mais c'était impossible car je n'avais pas
de mains pour défaire sa braguette, et lui-même ne
bougeait pas.
Charlie a pris encore quelques clichés, puis j'ai poussé un
petit cri: une petite langue souple et agile venait de se poser
sur mon clito. C'était Alex qui se caressait toujours tout
en me léchant, jouant avec tous les recoins les plus sensibles
de ma chatte ultra-lubrifiée, titillant mon clito avant
de mordiller mes petites lèvres et de les tirer doucement.
Offerte comme j'étais à ses caresses grâce à la
barre qui séparait mes chevilles, je n'ai pas mis très
longtemps à sentir que j'allais être terrassée
par un orgasme fabuleux et c'est ce moment qu'elle a choisi pour
s'arrêter, faisant naître en moi une frustration intense.
Je finissais presque par me dire que lemieux était encore
pour moi de rentrer me coucher...
Mais Alex ne m'avait lâchée que pour rapprocher son
visage du mien, et de la queue du Prince qui tendait magnifiquement
le tissu de son pantalon.
Délicatement mais avec une certaine précipitation
que je comprenais parfaitement elle a défait sa ceinture
puis sa braguette avant de sortir son sexe de son caleçon,
qui a jailli devant nos yeux tel le diable hors de sa boite.
J'ai tendu le cou et j'ai commencé à lécher
le gland de cette magnifique friandise avant de l'enfourner jusqu'à la
garde. Bonne fille, Alex m'a laissée faire, se contentant
quant à elle de lui lécher les boules à grand
coups de langue.
Cette douce sensation sur ma langue n'a pas mis longtemps à me
remettre le feu à la peau: je me tortillais les fesses comme
dans l'attente d'être prise tout en me délectant d'avoir
la bouche pleine de cette grosse bite qui s'enfonçait loin
dans le fond de ma gorge.
Le spectacle apparemment inspirait Charlie qui n'arrêtait
pas de nous photographier. Pour ma part le fait d'être accompagnée
quand je suçais une belle queue gorgée de sperme
m'excitait toujours davantage et il m'apparaissait cette fois qu'Alex
et moi formions un joli binôme.
Quand elle m'a abandonné la place j'ai été traversée
d'un frisson d'excitation et j'ai bientôt senti un contact étrange
sur mon clitoris gonflé de désir.
Un gros objet ronronnant venait d'y être posé; moi
qui avais perdu de vue la caméra toujours dirigée
vers mon entrecuisse, j'ai de nouveau jeté un oeil à l'écran
et j'ai vu qu'Alex manipulait à présent le gros oeuf
vibrant dont la taille m'avait tant étonnée un peu
plus tôt.
Pieds et poings liés, je suçais toujours - et sans
les mains donc !! - cette énorme bite qui plongeait entre
mes lèvres puis se retirait d'un mouvement lent et ample,
tandis qu'Alex vrillait l'oeuf sur mon clito, en une caresse tellement
excitante que j'avais envie de l'avoir soudain au creux de moi,
tout tiède et vibrant et énorme, d'être baisée
par cet étrange objet pendant que ma bouche serait elle
aussi prise et de me laisser aller au plaisir.
Sans quitter l'écran de la télé des yeux je
me concentrais autant que je pouvais sur mon prince dont la bite
palpitait contre ma langue. Ses soupirs en disaient long sur son
plaisir et il regardait aussi le traitement qu'Alex me faisait
déguster et ça n'était pas sans effet sur
sa bandaison.
Je me sentais de plus en plus écartelée par le vibro,
centimètre par centimètre la progression se faisait,
Alex maintenait la pression tout en me caressant d'une façon
diaboliquement efficace et moi je sentais que je n'allais pas tarder à jouir.
Soudain l'oeuf s'est enfoncé complètement en moi,
et mon aimable "tortionnaire" a mis le turbo sur la puissance
vibratoire: mon ventre m'a semblé devenir intégralement
incandescent, cet objet qui remuait en moi semblait prendre toute
la place.
C'est ce moment que le Prince a choisi pour jouir: il a brusquement
retiré sa queue de ma bouche et de son gland a jailli un
long jet de foutre bien chaud dont j'ai pu recueillir quelques
gouttes du bout de la langue.
Cette vision, plus le plaisir intense qui était le mien,
ont eu raison de moi et je me suis mise à crier lorsque
l'orgasme m'a envahie.
C'en était un spécial, je pouvais le voir, plus fort
sans doute que ceux de la journée, dû peut-être à ce
nouvel appareil qu'Alex avait essayé sur moi. Elle continuait à le
faire aller et venir en moi, me limant jusqu'au bout tandis que
je me laissais aller au plaisir, ne s'arrêtant qu'alors que
je m'immobilisais.
"Je crois que j'ai fait une superbe image d'éjac facial",
a remarqué Charlie gaiement.
Mais déjà Alex libérait mes chevilles puis
mes poignets, me rendant une liberté dont je n'avais plus
que faire à l'exception de m'endormir sur le champ, ce que
j'ai fait, me couchant en chien de fusil à l'endroit même
où j'avais si bien joui. Une minute plus tard je dormais
profondément.
That's all folks! :)